Samedi 20 juin 2009
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10:25
J'ai reçu Courrier International jeudi soir. Hier, je l'ai
lu de A à Z en une journée. Comme quoi, c'est possible, encore faut-il que tous les sujets intéressent.
Dans le cas présent, ce n'était pas difficile puisque le thème unique était l'avenir de la presse. Courrier dresse un constat : l'état de la presse dans le monde est catastrophique. En gros,
mis à part en Inde et en Chine, les journaux papiers disparaissent partout ailleurs. Sauf que... le modèle économique viable sur le net n'a pas encore été trouvé. Super réjouissant.
Alors, bien sûr, il y a des initiatives comme ce site Mexicain ejecentral.com.mx dont parle un article p.26 ou le Christian Science
Monitor qui a carrément arrêté la version papier pour se
lancer exclusivement sur le net... mais aucun pour l'instant ne gagne de l'argent.
Evidemment, entre les articles récents sur les forçats de
l'info, les
licenciements à droite à gauche dans les grands groupes de presse, moi la journaliste lambda, je m'interroge vraiment sur mon avenir.
Contrairement à certain, j'ai envie de passer sur le net. Je voudrais faire le journalisme que je fais actuellement (aller sur le terrain, ramasser des infos...) mais au lieu de publier sur
papier, publier sur le net. Vous trouvez ça utopique ? Moi je pense que c'est l'avenir...
Continuer à écrire pour la presse écrite, ça me plairait aussi, mais jusqu'à quand ? Dans le Courrier, deux théories s'affrontent : d'une part ceux qui disent que les journaux papiers vont
disparaître, d'autre part ceux qui disent qu'il va toujours en rester. Sauf que dans un cas comme dans l'autre, soit tu as un nom reconnu et alors pas de problème tu peux continuer à publier, soit
tu es noyé dans la masse et tu changes de métier. Parce que déjà que c'est la guerre, ça ne va faire qu'empirer. Il y a de plus en plus d'écoles de journalismes, de formations, mais de moins en
moins de postes et de piges.
[Petite parenthèse sur la pige. Tu vas en kiosque, tu vois 36 000 magazines, tu te dis, bon y'a de quoi faire, je vais bien trouver
des piges. Mouais... Et pour l'instant gagner sa vie en pigeant sur le net, ce n'est pas possible non plus. En tout cas, je ne connais personne dans ce cas. Tiens, je lance un appel, y a-t-il un
journaliste pigiste qui vive de ces piges sur le net ?]
Alors que faire ?
Expérimenter, tenter de créer de nouvelles formes de presse sur le net... Je suis sûre qu'il y a quelque chose à gratter, mais je n'ai pas encore la solution pour que ça me permette de continuer à
exercer mon métier. Seulement, je me vois mal arrêter. Comme beaucoup d'entre nous.
C'est compliqué
parce qu'on ne sait pas vers quoi on tend. Les jours et les mois passent et pourtant je ne vois rien bouger si ce n'est la multiplication des suppressions de postes...
Merci M. Vincent Gérard pour votre commentaire et vos visites assidues, vous avez fait monter mon blog rank à 59, une première !
Non, il doit y en avoir d'autres...
C'est vrai ça, quelle est la recette ? Vivre d'amour et d'eau fraîche ?