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DIVERS - MON ACTU - VOYAGE VOYAGE JOUNALISME
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Jeudi dernier, spectacle inédit devant le TGI de Compiègne. Des centaines de dossiers d'archives datant des années
60-70 s'entassaient dans la rue, bloquée à la circulation pour l'occasion.
Il aura fallut deux camions de déménagement pour vider le sous-sol du tribunal...
Peut-être y avait-il un dossier Mesrine perdu au milieu ?
Lundi 17 novembre, le TGI de Compiègne a signé une convention avec l'ordre des avocats pour la numérisation de
dossiers.
Pour l'instant, cette numérisation ne concerne que les dossiers d'instruction et les mises en état pour le civil.
Côté tribunal, on évoque un gain de temps important, côté parquet, on grince des dents : ce système va coûter plus cher, nécessiter de revoir les méthodes de travail...
Le système sera effectif dès janvier 2009.
Ci-dessus : Le procureur Eric Boussuge, la présidente du TGI Syvie Rebboh, le bâtonnier Fabrice Bertolotti et la greffière en chef.
Mardi, correctionnelle, affaire d'escroquerie. Un des prévenus a réponse à tout mais noie le poisson chaque fois qu'il ouvre la
bouche. Caissier dans un supermarché, il a volé les codes des cartes bancaires des clients pour les donner à un complice qui les utilisait. Dans le magasin, il était souvent au téléphone et
appelait toujours le même numéro. La présidente l'interroge à ce sujet.
- "Les clients disent que vous étiez tout le temps en train de téléphoner. Vous téléphoniez à qui ?"
- " A mes maîtresses, j'en ai plein et je peux pas le faire de chez moi."
Tous les ans au mois de juin, on attend avec impatience les perles du BAC, au mois de juillet, les bonnes paroles des
participants à l'ÎIe de la tentation... Pour le reste de l'année, on peut aller au tribunal. On y rie parfois. Si si.
Petit florilège des phrases chocs entendues ces derniers mois :
- C'est une affaire de violence entre un homme et sa concubine. Jaloux de son voisin qui invite quelque fois sa compagne à boire l'apéritif, un jour, il lui jette à la figure la
centrale à vapeur du fer à repasser. A la barre, le prévenu essaie de garder son calme et accuse son voisin de faire courir des rumeurs déplaisantes sur son compte. "Il me casse du dos
sur le sucre !", explique le concubin violent...
- Autre affaire de violence. Un jeune garçon comparaît lui aussi pour avoir frappé sa concubine. Très énervé à la suite d'une dispute qui éclate à table, il se saisit d'une fourchette, bloque sa
copine contre un mur et la menace avec la fourchette. Sa compagne se défend comme elle peut et lui porte des coups avant de courir s'enfermer dans la salle de bain. Son compagnon affirme pourtant
sans vergogne au tribunal que "C'est elle qui m'a violencé !". Rires étouffés dans l'assemblée.
- Encore une affaire de violences domestiques. Cette fois-ci il s'agit d'un couple d'une quarantaine d'années qui se déchire depuis sept ans. Le mari bat sa femme, la quitte, elle pleure et il
revient. Le procureur ne comprend pas pourquoi l'homme revient auprès de sa compagne alors que la situation serait beaucoup plus simple s'ils se séparaient une bonne fois pour toute. En mai
dernier, elle lui annonce la énième rupture et se remet en couple aussitôt avec un autre homme. Réponse du berger à la bergère : il met le feu à la sonnette de son appartement, crève
les quatre pneus de son nouveau concubin et la menace de mort au téléphone. Depuis le couple s'est rabiboché. "Mais pourquoi avez-vous fait ça ?", interroge le président. "Par
jalouserie", répond alors le prévenu.