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Les livres que j'ai lus

Depuis le début de l'année 2009 :
- Les grandes affaires criminelles de la Seine-Saint-Denis de Sylvain Larue, De Borée. Le livre retrace les grands procès d'Assises du début du 20ème siècle dans le 93. Les histoires se succèdent et on se laisse facilement prendre par le récit. La narration est entraînante, on a l'impression de lire un roman et pourtant non, tout est véridique. L'auteur est historien et c'est une mine d'informations. Mention spéciale à la dernière affaire dans laquelle Sylvain Larue prend parti. Le sujet est toujours d'actualité : le droit à l'avortement.
- Glu d'Irvine Welsh, Au Diable Vauvert.Un pavé de 700 pages qu'on pense illisible. On se dit que l'on va frôler l'indigestion, mais non. Welcome dans l'Ecosse des années 80 à 2000. On suit la vie d'un groupe de jeunes qui deviennent ados, puis adultes. Et on s'y croit. Langage brut de décoffrage, hooliganisme, sida, drogue, tout y passe. Le roman se lit d'une traite. On a envie de savoir ce qui va arriver aux personnages, de suivre leur évolution. Une vraie réussite.
- Au clair de lune de Dean Koontz, Le livre de poche.Ça démarre comme un thriller, ça continue par de la SF et ça finit dans un grand délire mystique. Il faut être, comment dire, "spécial" pour apprécier les références à dieu et à un monde meilleur si l'être humain était meilleur lui aussi... Pourtant le livre démarre au quart de tour et sur les 200 premières pages, l'auteur arrive même à nous faire détester le personnage féminin et à le rendre proprement antipathique. Mais ça ne suffit pas. Difficile d'apprécier un tel délire mystique.
- Abécédaire mal pensant de Jean-François Kahn, Plon.
Je dois l'avouer, il m'a fallu plusieurs mois avant d'arriver à finir le livre et mon sentiment est mitigé. C'est intéressant et à la fois énervant tellement l'auteur (journaliste, ex-directeur de Marianne et aujourd'hui homme politique) donne des leçons. J'imagine que c'est fait exprès, mais sur 533 pages, c'est long. Donc je ne saurais que vous dire, mis à part de le lire pour vous faire votre propre opinion.
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Delirium Tremens de Ken Bruen, Serie Noire Gallimard.Emprunté vendredi, fini lundi. Trois jours top chrono. Ce polar de 310 pages se consomme d'un trait. L'intrigue se situe à Galway (Irlande). On suit les péripéties d'un ancien flic alcoolo du nom de Jack Taylor. Une femme vient un jour lui demander d'enquêter sur le suicide de sa fille. Et l'ancien flic s'exécute. Le livre pourrait donc raconter l'enquête, les avancées de l'ex-flic, mais non. Il se penche sur la personnalité de l'alcoolique. On le suit pas à pas, la psychologie du personnage prenant le dessus sur l'enquête, le portrait sur le polar. Et c'est réussi. Quant au suicide... Je ne vous en dirai pas plus.
- Le Mexique Insurgé de John Reed, Seuil
.Reporter de guerre américain et communiste dans l'âme, John Reed se rend au Mexique pour relater les événements relatifs à la révolution. Alors que Huerta a pris le pouvoir, les peones se rebellent et amenés par Pancho Villa, veulent reprendre le pays des mains des riches. Le livre est un recueil des articles écrits sur le front et pendant la guerre. Pourtant, des fois, la frontière entre le roman et l'article de presse est ténue. On se demande si John Reed n'exagère pas un peu, notamment quand il raconte l'épisode de la traversée du désert à pied pour fuir les soldats de Huerta... Cependant, le livre décrit une période historique (méconnue pour ma part) dans ses moindres détails.
- Anatomie d'un crime d'Elizabeth George, Presse de la Cité.J'ai choisi de lire ce bouquin un peu par hasard et surtout parce qu'il était épais (presque 500 pages). J'avais déjà lu quelques années auparavant un roman d'Elizabeth George et dans mon souvenir, c'était bien. Je jette donc mon dévolu sur cette histoire de meurtre à Londres. Pas banal déjà pour une romancière américaine. Encore moins banal vu la construction du livre. L'auteur remonte aux racines du mal (vie de famille tronquée, quartier pauvre, influence de la rue et des gangs...) et nous livre la descente aux enfers de Kendra et de ses neveux. C'est prenant et ça fait mal aux tripes de voir comment Joël se laisse prendre au piège. D'enfant modèle, il devient "arme vivante", comme le relate la quatrième de couverture...
- Tokyo Express de Matsumoto, Picquier Poche. C'est le suicide d'un couple qui en fait est un meurtre masqué et cache une histoire de corruption. Le livre fait moins de 200 pages, se lit vite et bien... si l'on est fort en maths. Tous ces chiffres, il y a des fois où j'ai vraiment eu du mal à suivre l'histoire. J'ai relu des passages plusieurs fois, je m'y perdais. Car l'histoire du suicide/ meurtre trouve sa source... dans des horaires de train et d'avion. Original me direz-vous. Il faut aussi en savoir un rayon question géographie, sinon c'est la débandade assurée. Heureusement, il y a plusieurs plans du Japon, pour ceux qui ne connaissent pas comme moi, ça permet de s'y reconnaître plus facilement. Donc on résume : une lecture intéressante et captivante mais difficile si l'on ne fait pas assez attention aux chiffres et aux lieux.
- L'open space m'a tuer de Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, Le Livre de Poche. Voilà un petit livre de 210 pages fort instructif sur les méthodes de travail pratiquées dans certaines boîtes. L'open space, j'ai connu ça dans deux cas et à chaque fois, ça ne m'a pas franchement plu. Soit trop bruyant, soit trop calme, impossible de travailler en toute sérénité entre les personnes qui passent derrière vous, celles qui écoutent vos conversations etc. Ce petit recueil fait le tour de la question de manière humoristique même si certains exemples font froid dans le dos. Ça se lit vite et bien. A la fin, tu te dis : monde de merde (Daria mode).
- Les noyées du grau de Narbonne de Marc Paillet, 10/18 grands détectives.Grosse déception. Très grosse déception. Je vois le livre, je me dis qu'il est fait pour moi : une histoire de femmes noyées dans la mer, l'intrigue se situe à Narbonne... Sauf que, l'enquête est menée par des missi dominici et se situe au siècle dernier. Les personnages sont innombrables, à tel point qu'en début de livre on vous fait une liste. Sympa. Mais une fois plongée dans le livre, tu n'as pas vraiment envie toutes les 5 minutes de retourner à ta liste, résultat : tu es vite perdu. Quant au langage, il est rare et précieux. Traduction : récit au passé simplet et plus-que-parfait, termes inconnus... J'ai craqué. Pourtant, l'histoire me plaisait, je connais bien le coin... mais je n'ai pas pu finir le livre. J'en ai lu un peu plus de la moitié et j'ai arrêté.

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